- Fact Sheet - Devoir du cours de nutrition équine - La colique

Mis à jour : avr. 5

Fact Sheet - La colique



Introduction

La colique est une maladie dangereuse qui affecte le système digestif des chevaux et qui peut menacer leur survie. Cette maladie est, à l'heure actuelle, la cause numéro un de mortalité chez les chevaux (Loving, 2009, McCurnin’s, 2010). Aux États-Unis, 4,2% des chevaux ont des coliques chaque année. Parmi ces chevaux, 1,4% ont besoin d’aller en chirurgie et 11% de ces chevaux meurent des suites de leur colique (Loving, 2009). Les coliques sont très rares chez les chevaux sauvages et assez communes chez les chevaux domestiques (NRC, 2015), ce fait nous amène à penser que ce problème serait relié à notre façon de gérer la nourriture et l’environnement des chevaux. Les coliques apparaissent quand il y a une perturbation au niveau du tractus digestif. Voilà pourquoi il est important de savoir ce qu’est une colique, quels sont leurs signes cliniques, savoir reconnaitre les facteurs de risques, connaitre les traitements et savoirs quels sont les moyens de préventions possibles. Toutes ces choses pourront aider un propriétaire à mieux réagir face à la colique, parce que la réaction précoce est ce qui fait la différence entre la survie et la mort de l’animal.

Qu’est-ce que la colique?

Il faut d’abord savoir ce qu’est une colique et sous quelle forme elle peut se présenter. Une colique est principalement le terme utilisé pour décrire une douleur abdominale chez le cheval (NRC 2015, McCurmin’s 2010). Il y a plus d’un type de colique et chacun d’eux à sa propre cause. Chaque type cause une douleur très forte et doit être pris en charge immédiatement, car en évoluant elle peut devenir dangereuse pour la vie de votre animal.

Commençons par voir les différents types de coliques :



Colique d’impaction : Une impaction se produit lorsque de la matière obstrue le lumen du colon ; partiellement ou complètement (Loving, 2009). L’obstruction empêche le colon de fonctionner comme il se doit, elle peut bloquer complètement le passage du bol gastrique dans l’intestin. Ce qui fait que tout ce que le cheval mangera restera prit derrière l’obstruction et s’entassera en faisant pression. Ce type de colique est responsable de 8 à 10% des coliques chez les chevaux (Loving, 2009).

Formes connues de colique d’impaction :

Colique de sable: Ce type de colique se développe lorsqu’un cheval est nourri directement sur un sol sablonneux ou lorsqu’il mange du sable de lui-même (coliccrusade.com). Le sable s’accumule donc dans son intestin et peut causer des irritations sévères à la muqueuse intestinale (Loving, 2009). Avec le temps, le sable va continuer de s’accumuler et pourra alors causer une impaction, une accumulation de gaz ou un déplacement du colon. Dans les pires cas, cette accumulation peut causer la rupture de l’intestin et donc la mort. Une estimation indique que 30% des coliques sont causés par une colique de sable (NRC, 2015).

Entérolithe : L’entérolithe est une formation minérale qui ressemble à une pierre. Elle se forme par l’accumulation de sels minéraux autour d’un corps étranger dans l’intestin (Loving, 2009, coliccrusade.com). Cela peut causer beaucoup de douleur et obstruer partiellement ou totalement l’intestin, ce qui peut entrainer sa rupture.

Colique gazeuse : Cette forme de colique est causée par une accumulation de gaz dans le système digestif (myhorseuniversity.com), causant de la distension et de la douleur. Lorsque la motilité intestinale ralentie, la fermentation continue et les gaz produits par cette fermentation s’accumulent (Loving, 2009). Cette accumulation causera une distension qui, en plus de causer une très grande douleur, pourra déplacer des sections d’intestins.

Colique de torsion/invagination/déplacement : La torsion se produit lorsqu’une partie du tractus digestif se tord sur elle-même. Une invagination se produit lorsqu’une partie de l’intestin glisse à l’intérieur d’elle-même. Un déplacement quant à lui se produit lorsqu’une portion du système digestif se déplace dans l’abdomen et se positionne dans un endroit où il ne devrait pas être (Loving, 2009). Tous ces problèmes sont extrêmement douloureux et graves, ils demanderont presque toujours une chirurgie pour être corrigés.

Colique spasmodique : Cette forme de colique est due à des spasmes des muscles lisses de la paroi intestinale. C’est cela qui cause l’inconfort et la douleur (Loving 2009, myhorseuniversity.com).

Colique parasitaire : Une charge parasitaire importante dans le tractus digestif pourrait causer une colique chez le cheval. Lorsque les petits strongles deviennent enkystés, ils  causent de l’inflammation à la muqueuse intestinale. Les grands strongles quant à eux peuvent migrer à travers les vaisseaux sanguins du système digestif et en altérer l’apport sanguin. Les ascaris peuvent causer une obstruction (Loving, 2009). D’autres parasites peuvent causer des blessures à la paroi intestinale, allant jusqu’à la perforer, ce qui peut mener à une septicémie, entrainant rapidement la mort de l’animal.

D’autres causes de douleur abdominale peuvent également être : un lipome, un ulcère gastrique important, l’ingestion de plante toxique, une torsion utérine ainsi qu’une torsion testiculaire.

** Les symptômes du tying-up peuvent ressembler à ceux de la colique.

Signes cliniques

L’observation quotidienne est extrêmement importante parce que les premiers signes cliniques sont très subtils. Comme les chances de survies sont meilleures lorsque le problème est adressé rapidement, il faut connaitre les premiers signes cliniques et y réagir instantanément. Chaque propriétaire connait son cheval et connait son comportement quotidien. Il est donc important d’explorer le moindre changement dans le comportement de son cheval afin de s’assurer que ce n’est pas un des premiers signes qu’un problème de santé se développe. Mieux vaut être plus prévenant que pas assez. Un changement dans l’appétit ou encore dans la consistance (sèche, couverte de mucus ou trop molle) et la fréquence des fèces peut être un des premiers signes cliniques de la colique (Loving, 2009).

La douleur peut être classée selon 3 catégories : légère, modérée et sévère. Ces catégories peuvent aider à évaluer la sévérité de la colique puisque la douleur y est directement corrélée (McCurmin’s, 2010).



Légère : Une douleur légère sera souvent représentée par un cheval qui commence à : Piocher, regarder ses flancs, essayer d’uriner fréquemment, jouer avec l’eau de son seau, faire des flehmen et s’étirer plus souvent (McCurmin’s, 2010, Loving, 2009).

Modéré : Tous les signes cliniques précédents peuvent encore être observé, mais de nouveaux signes cliniques peuvent être ajouté à la liste : un rythme cardiaque plus élevé (plus de 40 btm/min), de l’anxiété, de l’agitation, se coucher et se relever fréquemment ainsi que se rouler plus souvent (McCurmin’s, 2010).

Sévère : encore une fois, tous les signes cliniques précédents peuvent être observés, mais le piochage sera constant, le cheval essayera de se frapper le ventre avec ses membres, il va être très agité, il sera en sueur, il va bouger de façon violente et pourra même se jeter par terre pour essayer de se rouler (McCurmin’s, 2010, Loving, 2009). À ce point, le cheval peut être dangereux pour lui-même et pour les gens qui tenteront de le manipuler, il faudra être très prudent.

Signes cliniques plus spécifiques pour certains types :

Colique de sable : La détection de cette affection peut être faite à l’aide d’un stéthoscope, en occultant l’abdomen du cheval. Ce qui sera entendu c'est le « son de la mer », celui entendu lorsqu’on l'écoute dans un coquillage (Loving, 2009). Il y a aussi un autre test, très simple, qui peut être fait à la maison par le propriétaire. Il suffit de prendre un gant de fouille (les gants de plastique très long, qui se rendent jusqu’à l’épaule, utilisée par les vétérinaires), d’y mettre quelques boules de crottins fraiches qui ne sont pas en contact direct avec le sol, d’y ajouter de l’eau et de bien homogénéiser le tout. Fermer le gant et l’accrocher à un box pour dix minutes. Il sera ensuite possible de voir s’il y a un dépôt de sable dans les doigts du gant, si tel est le cas, il y a une accumulation de sable dans le système digestif du cheval. La sévérité du cas dépend de la quantité déposée dans le gant.

Colique gazeuse : La distension peut parfois être observée à distance et il est possible de faire un test plutôt simple pour savoir s’il y a accumulation de gaz : en faisant un test de percussion. En effet, il suffit de faire des percussions sur la fosse paralombaire droite et d’en écouter (à l’aide d’un stéthoscope) le son (McCurmin’s, 2010).  Si le son ressemble à un « ping », c’est probablement une colique gazeuse.

Gardez toujours en tête qu’un traitement rapide est très important avec la colique. Être capable d’en reconnaitre les plus petits signes peut faire la différence entre la vie et la mort. Aussitôt qu’une colique est détectée, il faut appeler son vétérinaire et regarder avec lui un plan de traitement.



Causes

Les causes peuvent être multiples et parfois spécifiques à un type de colique, c’est souvent un amalgame de plusieurs petits facteurs qui entrent en jeu et les causes sont parfois plutôt nébuleuses, mais certains facteurs aggravants et causes sont bien connus.

Pour la colique; de sable, d'entérolithe, de torsion et parasitaires, les causes peuvent être faciles à identifier, puisque la cause est dans le nom. C Pour les coliques ; spasmodique, de gaz ou d’impaction, les causes ne sont pas toujours facilement identifiables (NRC, 2015).

 Il y a tout de même quelques facteurs de risques qui pourraient augmenter les chances de développer ces types de coliques :

  • - Tout changement dans les habitudes alimentaires (changement de fournisseur de foin ou  de type de foin, changement de routine alimentaire, changement important dans la quantité ou le type de moulée, etc.) peut augmenter de 5 à 9,8% les risques de développer une colique (NRC, 2015).

  • - Accès limité à l’eau (pas d’eau au pré, seau d’eau trop petit au box ce qui limite la quantité d'eau disponible pour boire).

  • - Transport et sortie en concours

  • - Niveau de nervosité d’un cheval

  • - Trop ou trop peu d’exercice

** Loving, 2009




Un facteur de risque important pour les coliques d’impactions est l’anatomie du tractus digestif  (TD) en elle-même. Lorsque le bol alimentaire fait sa course dans le très long TD du cheval, il rencontre plusieurs rétrécissements dans la circonférence des intestins (Livesey, ND). L’ouverture de l’iléum, la courbure pelvienne et le début du côlon transverse sont ces sections qui favorisent le développement d’obstruction (Kainer and McCraken, 1998). Un autre facteur important est que le colon est libre de bouger dans le corps, il n’est attaché que par deux anses seulement. Voilà pourquoi il lui est aussi facile de se déplacer et se tordre (Livesey, ND). Le colon est également l’endroit où l’eau est absorbée du bol alimentaire vers le corps, c’est ainsi que les boules de crottins peuvent se former. S’il n’y a pas suffisamment d’eau dans le bol alimentaire, il sera trop asséché au niveau du colon, ce qui pourra causer une impaction.

Un autre facteur de risque se trouve dans l’alimentation. En effet, une diète riche en concentré et à faible teneur en fibre peut augmenter le risque de colique (NRC, 2015). Lorsque la quantité de concentré (moulée, grain, etc.) est trop grande, elle ne peut être complètement digérée par le petit intestin et finira sa digestion dans le gros intestin. L’amidon, qui est un glucide (sucre) complexe retrouvé dans la plupart des concentrés, est rapidement fermenté dans le gros intestin. Cela aura pour conséquence d'y créer une acidose lactique(NRC, 2015 ; Leglise, 2016). Cette acidose va perturber la microflore intestinale en favorisant un certain type de bactérie au détriment d’un autre, allant même jusqu’à la mort de certaines bactéries essentielles au bon fonctionnement du gros intestin. La perte de ces bactéries digestives ne se limite pas à une moins bonne digestion, cela peut également créer des toxines qui pourraient augmenter les risques de coliques et même potentiellement faire fourber un cheval. Selon le guide de nutrition du NRC (2015), le risque de colique est augmenté de 4,8 à 6,3% lorsque plus de 2,5 kg/jour de concentré est donné à un cheval. Il est possible d’augmenter l’apport calorique d’un cheval sans offrir trop d’amidon, certaines moulées sont faibles en amidon et riches en fibre, l’huile est également une option intéressante pour les chevaux ayant un besoin calorique élevé, car elle offre 100% de calorie tout en n’étant pas sucrée (Leglise, 2016, Cavanagh and Turnan, 2014). Il faut toutefois l’introduire très progressivement dans l’alimentation d’un cheval. Il ne faut pas hésiter à contacter un nutritionniste équin afin de regarder quelles options d’alimentation peuvent convenir aux besoins particuliers de chaque cheval sans pour autant donner trop d’amidon. Les options sont grandes et l’aide d’un professionnel pourra être très utile. Une diète riche en fibre est également importante, car les fibres aident à retenir l’eau dans le colon, ce qui peut aider à éviter que le bol alimentaire ne s’assèche trop (Loving, 2009). Il faut le répéter, la fibre est extrêmement importante dans la diète d’un cheval, elle permet de garder la bonne santé du tractus digestif (TD) de cet herbivore. Les risques de coliques sont trois fois plus grands lorsqu’un cheval passe moins de temps au pâturage (NRC, 2015).  Nous verrons plus en détails certains faits à propos de la bonne gestion alimentaire dans la section des traitements.

L’usage d’antibiotique peut également augmenter les risques de colique chez les équidés. Comme nous utilisons majoritairement des antibiotiques à larges spectres de nos jours, ils ne feront pas qu’affecter les bactéries dans le site de l’infection, ils affecteront toutes les bactéries du corps, incluant les bonnes bactéries indispensables à la digestion. Encore une fois, cela pourra créer une perturbation de la microflore intestinale, encourageant les bactéries qui produisent de l’acidité. Ce qui entrainera une acidose du gros intestin et qui pourrait entrainer une colique (Cavanagh and Ternan, 2014).

Le manque d’exercice ou un changement abrupt des habitudes de sorties au pâturage des chevaux peuvent également être un facteur de risque pour la colique. L’exercice lent et fréquent contribue au bon maintien de la santé intestinale. En effet, 53,7% des obstructions sont causées par un changement récent dans les habitudes de sortie au pré des chevaux (Loving, 2009). Le confinement ralentit la motilité intestinale, ce qui peut ralentir le passage du bol à travers le colon. Cela aura pour effet de permettre au colon d’absorber plus d’eau et donc de trop déshydrater le bol alimentaire.

Une toxicité au sélénium est un facteur aggravant possible (Cavanagh and Ternan, 2014).



Traitement

La première chose à faire est de contacter un vétérinaire, la rapidité d’intervention est souvent ce qui fera la différence entre la vie et la mort. Plus on réagit tôt, meilleures sont les chances de survie du cheval.

La sévérité de la douleur, le pouls, la température, la motilité gastro-intestinale, la respiration, le temps de remplissage capillaire, la couleur des muqueuses et l’hydratation sont des paramètres qui pourront aider votre vétérinaire à déterminer le traitement nécessaire (McCurnin’s, 2010). Le vétérinaire pourra procéder à une palpation rectale ou une échographie ; ces deux examens peuvent être une excellente façon de savoir s’il y a un déplacement, une torsion ou toute autre anormalité avec les intestins.

La priorité lorsqu’un cheval est suspecté de faire une colique, c'est de gérer la douleur (McCurmin’s, 2010) (si vous êtes dans une région éloignée, la priorité c’est d’apporter votre cheval dans un hôpital vétérinaire dès que vous suspectez quelque chose). Un cheval dans une douleur intense peut être dangereux pour lui-même et pour les gens autour de lui. Plus la douleur sera forte, moins le cheval répondra à la sédation et aux antidouleurs, voilà pourquoi il est important de s’adresser à la douleur le plus tôt possible.

La nourriture devra ensuite être retirée, puis il faudra donner de l’huile minérale. Si le cheval est déshydraté, il sera très important de le réhydrater en lui donnant des fluides par intraveineuse (manoeuvre effectuée par un vétérinaire). Un cheval déshydraté aura un bol alimentaire sec, ce qui pourrait être la cause de son impaction. Un vétérinaire pourra également procéder à une intubation naso-gastrique, cette procédure aura pour effet de laisser s’échapper une possible accumulation de gaz ou de reflux de l’estomac (ce qui devrait soulager grandement le cheval) et pourra ensuite donner une grande quantité d’huile minérale directement dans l’estomac.

Faire marcher un cheval peut aider pour les coliques gazeuses et spasmodiques, mais lorsque la douleur est trop sévère, cela peut être contre-productif puisque ça réduit les réserves énergétiques disponibles pour le cheval. Il est donc important de ne pas forcer un cheval à marcher lorsqu’il a trop de douleur, s’il devient trop fatigué ou trop faible. Si marcher un cheval ne semble pas le rendre plus confortable, il est probablement préférable d’arrêter de le faire (Loving, 2009). Par contre, si le cheval est trop agité (mais pas au point d'être dangereux), il peut être utile de le faire marcher pour tenter de le distraire (Loving, 2009).



Lorsqu’un cheval est vraiment infesté de parasites, il sera très important d’établir un programme de vermifugeassions progressif avec un vétérinaire. Si le cheval se fait vermifuger drastiquement, la mort d’un nombre aussi important de parasites pourrait causer une obstruction.

Heureusement, les coliques qui doivent être traitées par chirurgies représentent un très faible pourcentage de la population et la plupart des coliques peuvent être traité avec de la médication et un traitement vétérinaire adéquat (McCurmin’s, 2010).

Lorsque l’épisode de colique sera terminé, une bonne gestion de la nutrition sera très importante pour la phase « après ». Une réintroduction alimentaire graduelle sera une partie critique de la récupération et se devra d’être hautement supervisée (Leglise, 2016). Le temps de guérison dépendra de la sévérité de la colique et de l’intervention qui a été nécessaire pour régler le problème. De ce fait, la réintroduction alimentaire sera faite différemment selon la gravité de la colique, ce sera vraiment du cas par cas. Une très grande part de ce qui cause la colique est due à une mauvaise gestion de la nutrition équine. Voici quelques faits importants concernant la nutrition et qui devraient être appliquer une fois la réintroduction alimentaire post-colique complétée :

  • - Nourrir de petits repas toute la journée puisque la motilité intestinale est stimulée par le volume de nourriture ingérer (Loving, 2009)

  • - Permettre l'accès à de l’eau fraiche et propre EN TOUT TEMPS, sans exception.

  • - Accès à un bloc de sel

  • - Avoir un  apport en fibre suffisant puisque les fibres peuvent augmenter le contenu en eau du colon de 30% (Loving, 2009)

  • - Nourrir une diète composée d’AU MOINS 60% de fourrage (Loving, 2009)

  • - Être le plus ponctuel possible dans la routine de nutrition (heures de repas, le moins de changement possible dans l’alimentation et les produits utilisés…)

  • - Éviter la surdose de concentré à haute teneur en amidon

  • - Lorsque des changements alimentaires sont absolument indispensables, les faire extrêmement graduellement

  • - Sortir le cheval le plus longtemps possible pour aider sa motilité gastrique (éviter les changements abrupts dans les temps de sortie)



Ces simples recommandations devraient aider à réduire les chances de coliques ou de récidives de coliques.

Conseils préventifs

Nourrir la quantité minimale de concentré et privilégier les types de concentré faible en amidon. De gros repas de granulé peuvent causer une fermentation exagérée dans le gros intestin (GI) des chevaux. Ce qui aura pour conséquence de causer une altération dans l’équilibre des fluides du GI ainsi qu’une altération de sa microflore (NRC, 2015). Toutes ces choses peuvent entrainer des coliques. Si un cheval a vraiment besoin de plus de calories, l’huile végétale est une option très intéressante.

Les chevaux ont besoin d’une alimentation à base de fibre, ces fibres aident à retenir l’eau dans le colon ce qui garde le bol alimentaire hydraté. Un foin de qualité est très important et ne devrait jamais représenter moins de 60% de la ration et un cheval ne devrait jamais être nourri avec moins de 1% du poids corporel d’un cheval en fourrage (NRC, 2015).



Tout changement dans l’alimentation d’un cheval devrait être fait de façon progressive. L’introduction de nouveaux aliments devrait se faire en trois semaines pour donner le temps à la microflore intestinale de s’adapter à ce changement (Cavanagh and Ternan, 2014). Gardez tout changement alimentaire à un minimum et essayez de garder le même fournisseur de foin toute l’année.

Gardez un bon programme de vermifugeassions, les parasites intestinaux peuvent être très dangereux pour les chevaux. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire, pour établir le meilleur programme possible pour votre cheval.

Donnez un accès illimité à l’eau ; manquer d’eau peut déshydrater le bol alimentaire et causer une impaction (Marteniuk and all. 2009). Il est important d’avoir de l’eau fraiche, propre et tempérée en tout temps. La neige n’est pas suffisante pour remplir les besoins en haut d’un cheval qui sont entre 17L et 27L par jour (Loving, 2009) et de l’eau gelée pourrait décourager le cheval de boire. Il est également recommandé de donner du sel dans la ration journalière de concentré de votre cheval. En effet, les blocs de sels ne sont pas toujours suffisant, certains chevaux n'en lèche pas assez. Offrir 1 à 2 c. à soupe de sel fin dans la ration de votre animal assurera qu'il en prend assez. Le sel est une bonne façon de s'assurer que votre cheval aille boire suffisamment. Certains chevaux ne sont pas de gros buveurs. Il faut donc surveiller vos chevaux et voir qui sont a surveiller sur la consommation d'eau. Surtout en hiver, puisque le foin est sec et ne contient pratiquement aucune eau. Pour assurer un bon transit, il faut impérativement que le cheval s'hydrate suffisamment.

Le cheval est un animal d’habitude, nourrir les mêmes portions de nourriture à des heures régulières est très important pour eux. Évitez les changements dans la fréquence et les heures de repas, car ces changements sont une source de stress et peuvent déranger le bon fonctionnement du GI (coliccrusade.com, Loving, 2009).

Faites examiner les dents des chevaux chaque année (voire plus si le cheval à un problème spécifique avec sa dentition) pour éviter tout problème dans leur cavité buccale. Une bonne mastication est à la base de la santé du système digestif (Loving, 2009, coliccrusade.com).   

Évitez de nourrir un cheval directement sur le sol, surtout s’il est sablonneux, puisqu’il pourrait ingérer du sable, de la terre ou un corps étranger ce qui pourrait entrainer une colique de sable ou une colique d’impaction (Loving, 2009, myhorseuniversity.com).

Donnez aux chevaux plusieurs occasions de bouger en leur offrant le maximum de temps au pré (Loving, 2009).



Conclusion

Les causes ne sont pas toujours évidentes avec certains types de coliques, il y a encore aujourd’hui des causes plutôt anecdotiques qui ne sont pas encore scientifiquement reliées à la colique, mais beaucoup sont maintenant connus : la gestion de l’alimentation et de l'environnement entre autres. Il faut tout de même garder en tête que les risques ne sont jamais nuls et savoir reconnaitre les premiers signes cliniques est crucial pour la gestion des coliques. Une réponse précoce au moindre changement d’attitude et de comportement observé chez un cheval peut faire une grande différence dans le pronostic final. Toutefois, la prévention demeure notre meilleur allié et adopter de bonnes pratiques alimentaires et une bonne gestion de l’environnement des équidés maintenant peut faire une grande différence dans le développement futur d’une colique.

References:

McCurmin, D.M, Bassert D.M, Clinical Textbook for Veterinary Technicians, Seventh Edition, Saunders Elsivier, 2010

Committee on Nutrient Requirements of Horses, Nutrient Requirements of Horses, sixth revised edition, Board on Agricultural and Natural Resources, Division on Earth and Life Studies, National Research Council (NRC) of The National Academies, The National Academies Press, 2015

Loving, N.S, Nouveau Manuel Vétérinaire Pour Propriétaire de Chevaux, VF of All Horse Systems Go (2006), Translated by Dr, Morin,P, Édition Vigot, 2009

Cavanagh and Ternan, From The Horses’ Mouth Nutrition, Feeds and Feeding, First Edition, Matrice Multimedia, 2014

Kainer, R.A, McCracken, T.O, Horse Anatomy a Coloring Atlas, Second Edition, Alpine Publication 1998

Livesey, M, The structure, Function and Dysfunction of the Equine Digestive System, Clinical studies, Ontario Veterinary College, Equine Research Center.

Marteniuk, J and Carr, E, Horse Health Tips for Extreme Cold Weather, Michigan State University College of Veterinary Medicine, January 14 2009, Article # 13448

Leglise, A-S, DVM, Chirurgie: adapter la ration en période péri-opératoire, Dossier nutrition, Cheval Santé, Février-Mars 2016, #102

Colic Crusade, Crusade Againt Equine Colic, Presented by Succeed, Digestive Conditioning Programm, 2016

http://www.coliccrusade.com/what-is-equine-colic/types-of-equine-colic/

My Horse University, Equine Colic: Causes, Symptoms, Treatment and Prevention, adapted from the online equine nutrition course, Michigan State University, 2012

http://www.myhorseuniversity.com/resources/eTips/January_2010/Didyouknow

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